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	<title>Pastiches et parodies</title>
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	<description>des écritures à toutes les sauces</description>
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		<title>Pastiches et parodies</title>
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		<title>Convolage</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jan 2008 17:49:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Mme de Sévigné]]></category>
		<category><![CDATA[Add new tag]]></category>
		<category><![CDATA[lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Madame de Sévigné]]></category>

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		<description><![CDATA[Je m&#8217;en vais vous mander la chose la plus anodine, la plus commune, la plus conventionnelle, la plus convenue, la plus courante, la plus insignifiante, la plus insipide, la plus médiocre, la plus ordinaire, la plus plate, la plus rebattue, la plus petite, la plus triviale, la plus commune, la plus tarte jusqu&#8217;aujourd&#8217;hui, la plus [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=27&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>Je m&#8217;en vais vous mander la chose la plus anodine, la plus commune, la plus conventionnelle, la plus convenue, la plus courante, la plus insignifiante, la plus insipide, la plus médiocre, la plus ordinaire, la plus plate, la plus rebattue, la plus petite, la plus triviale, la plus commune, la plus tarte jusqu&#8217;aujourd&#8217;hui, la plus petite, la plus inintéressante: enfin une chose dont on trouve des milliards d’exemples dans les siècles passés ; une chose que l&#8217;on connaît à Pékin, (comment ne la connaîtrait-on pas à Paris ?) ; une chose qui fait s’écrouler de rire la moitié de la France; une chose qui comble de joie cette même moitié ; une chose enfin qui s’est faite, et ceux qui l’on apprise s’en fiche comme l’an quarante; ou une chose qui se fera si elle n’est déjà faite, et qui aurait pu se déjà  faire.<br />
Je ne puis me résoudre à la dire ; devinez-la : je vous le donne en un, je vous la donne en deux, je vous la donne en trois. Jetez-vous votre langue aux chiens ? Eh bien il faut donc vous la dire : le président a épousé, devinez qui ? Je vous le donne en quatre, je vous le donne en dix, je vous le donne en cent.<br />
Vous dites : &nbsp;&raquo; Voilà qui n’est pas bien difficile à deviner ; c&#8217;est Carla Bruni. – Tout à fait ! La Bêlante-Aphonique ! -. Absolument, vous êtes bien au fait de l’actualité ! &#8211; Vraiment nous sommes au courant, dites-vous, c&#8217;est la Top-Modèle à son Pépére. – C’est ça ! &#8211; la Gnangnan Photogénique. – En plein dans le mille ! Oui, et puisqu’il faut en finir et éclairer ceux qui seraient morts ces derniers jours , le président a donc épousé pour le protocole (et le reste), la seconde Première Dame de France de son règne, ma foi par ma foi ma foi jurée la Princesse Sissilia Bis de son mortel Quinquennat, le Repos-du-Guerrier de sa Libido, la Madelon de ses déplacements commerciaux, la Nana de ses vacances onéreuses, le seul parti de France qui fût digne de sa présidence.Voilà un beau sujet de discourir. S<a title="betapolitique" href="http://www.betapolitique.fr/Troisieme-mariage-de-Sarkozy-et-02431.html">i vous criez, si vous êtes hors de vous-même</a>, si vous dîtes que l’on s’en tape, que cela pue sa fin de règne, qu&#8217;on se moque de vous, que voilà une belle raillerie, que cela est bien fade à imaginer; si enfin vous nous dites des injures : nous trouverons que vous avez raison; nous en avons fait autant que vous.</div>
<div><em></em></div>
<div><em></em></div>
<div><em>Le modèle : une des lettres les plus connues de M.de Sévigné, celle adressée à M. de Coulange à propos du mariage de Mademoiselle et de Lauzun.&gt;&gt;&gt;</em><br />
<span id="more-27"></span></div>
<p style="text-align:center;" align="justify">A M. DE COULANGES A Paris, ce lundi 15 décembre 1667</p>
<p align="justify">Je m&#8217;en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus merveilleuse, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus grande, la plus petite, la plus rare, la plus commune, la plus éclatante, la plus secrète jusqu&#8217;aujourd&#8217;hui, la plus brillante, ,la plus digne d&#8217;envie : enfin une chose dont on ne trouve qu&#8217;un exemples dans les siècles passés, encore cet exemple n&#8217;est-il pas juste; une chose que l&#8217;on ne peut pas croire à Paris (comment la pourrait-on croire à Lyon ?); une chose qui fait crier miséricorde à tout le monde; une chose qui comble de joie Mme de Rohan et Mme d&#8217;Hauterive-; une chose enfin qui se fera dimanche, où ceux qui la verront croiront avoir la berlue; une chose qui se fera dimanche, et qui ne sera peut-être pas faite lundi. Je ne puis me résoudre à la dire; devinez-la : je vous le donne en trois. Jetez-vous votre langue aux chiens ? Eh bien il faut donc vous la dire : M de Lauzun épouse dimanche au Louvre, devinez qui ? je vous le donne en quatre, je vous le donne en dix, je vous le donne en cent. Mme de Coulanges dit : &nbsp;&raquo; Voilà qui est bien difficile à deviner; c&#8217;est Mme de la Vallière. &#8211; Point du tout, Madame. C&#8217;est donc Mlle de Retz ? -. Point du tout, vous êtes bien provinciale. &#8211; Vraiment nous sommes bien bêtes, dites-vous, c&#8217;est Mlle Colbert. &#8211; Encore moins. &#8211; C&#8217;est assurément Mlle de Créquy. &#8211; Vous n&#8217;y êtes pas. Il faut donc à la fin vous le dire : il épouse, dimanche, au Louvre, avec la permission du Roi, Mademoiselle de&#8230;, Mademoiselle&#8230;. devinez le nom : il épouse Mademoiselle, ma foi par ma foi ma foi jurée Mademoiselle, la grande Mademoiselle; Mademoiselle, fille de feu Monsieur; Mademoiselle, petite-fille de Henri IV; Mlle d&#8217;Eu, Mlle de Dombes, Mlle de Montpensier, Mlle d&#8217;Orléans, Mademoiselle, cousine germaine du Roi; Mademoiselle, destinée au trône; Mademoiselle, le seul parti de France qui fût digne de Monsieur. &laquo;&nbsp;</p>
<p align="justify">Voilà un beau sujet de discourir. Si vous criez, si vous êtes hors de vous-même, si vous dîtes que nous avons menti, que cela est faux, qu&#8217;on se moque de vous, que voilà une belle raillerie, que cela est bien fade à imaginer; si enfin vous nous dites des injures : nous trouverons que vous avez raison; nous en avons fait autant que vous.</p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/pastiches.wordpress.com/27/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/pastiches.wordpress.com/27/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pastiches.wordpress.com/27/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pastiches.wordpress.com/27/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pastiches.wordpress.com/27/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pastiches.wordpress.com/27/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pastiches.wordpress.com/27/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pastiches.wordpress.com/27/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pastiches.wordpress.com/27/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pastiches.wordpress.com/27/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pastiches.wordpress.com/27/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pastiches.wordpress.com/27/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pastiches.wordpress.com/27/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pastiches.wordpress.com/27/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pastiches.wordpress.com/27/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pastiches.wordpress.com/27/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=27&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Une galipane de bernin</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 16:55:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Colette]]></category>
		<category><![CDATA[Pastiches culinaires]]></category>
		<category><![CDATA[pastiche]]></category>

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		<description><![CDATA[« Tiens, ce matin j’ai reçu par la poste&#8230; — J’en ai l’eau à la bouche ! — Oh ! ce n’est pas du tout ce que vous croyez : c’était une brounégasse de 2 livres à grosses crouettes, la muiselle charnue, d’une longueur d’un pied embaumant le gougnot, accompagnée d’un dodu pavé de bernin, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=26&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<blockquote></blockquote>
</blockquote>
<p align="justify">« Tiens, ce matin j’ai reçu par la poste&#8230;<br />
—  J’en ai l’eau à la bouche !<br />
— Oh ! ce n’est pas du tout ce que vous croyez : c’était une brounégasse de 2 livres à grosses crouettes, la muiselle                  charnue, d’une longueur d’un pied embaumant le gougnot,                  accompagnée d’un dodu pavé de bernin, égournaillé de la veille,                  point troussotté à la machine, crépogneux à souhait, aussi salé                  qu’une doudouille  fleurée de Brinon-sur-Beuvron.<br />
—  Quoi, une galipane de bernin !<br />
—  Oui, mais au poil.»</p>
<p><em>D’après Colette, extrait de A portée de main,                cité dans &laquo;&nbsp;Les festins de Balthazar une &laquo;&nbsp;anthologie de la                littérature gourmande&nbsp;&raquo; présentée par Alain Senderens, sous le                titre : &nbsp;&raquo; une tranche de pain bis.&nbsp;&raquo;</em><em><br />
</em></p>
<blockquote></blockquote>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/pastiches.wordpress.com/26/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/pastiches.wordpress.com/26/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pastiches.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pastiches.wordpress.com/26/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pastiches.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pastiches.wordpress.com/26/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pastiches.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pastiches.wordpress.com/26/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pastiches.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pastiches.wordpress.com/26/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pastiches.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pastiches.wordpress.com/26/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pastiches.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pastiches.wordpress.com/26/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pastiches.wordpress.com/26/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pastiches.wordpress.com/26/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=26&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Chinoiseries</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 14:02:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pastiches culinaires]]></category>
		<category><![CDATA[Tour du monde]]></category>
		<category><![CDATA[]]></category>
		<category><![CDATA[Chinoiseries]]></category>

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		<description><![CDATA[Chinoiseries Mis en présence d’un nid d’hirondelle à la citronnelle, l’Occidental se prend à user de baguettes comme il se cure le nez à un feu rouge, machinalement. Qu’il se sente observé, il arrête là son ménage, jette des regards furtifs, sifflote un air improbable, cale. Observons-le ostensiblement à table, à l’œuvre… Il s’emmêle les [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=25&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font color="#000000">Chinoiseries</font></p>
<blockquote><p><font color="#000000">Mis en            présence d’un nid d’hirondelle à la citronnelle, l’Occidental            se prend à user de baguettes comme il se cure le nez à un feu rouge,            machinalement. Qu’il se sente observé, il arrête là son ménage, jette            des regards furtifs, sifflote un air improbable, cale.</font></p>
<p><font color="#000000"><span id="more-25"></span>Observons-le          ostensiblement à table, à l’œuvre… </font></p>
<p><font color="#000000">Il s’emmêle          les pinceaux, il pointe une baguette vers le plafond, en fait tomber une          autre à terre, en plante une troisième dans un bol de riz et lâche un          morceau de manger insectifuge à la citronnelle  qui se métamorphose          en anoure. </font></p>
<p><font color="#000000">Anoure chez          qui la petite tête verdâtre, la taille de guêpe humide et la peau de          pêche visqueuse annonce au citadin la grenouille. </font></p>
<p><font color="#000000">Évènement          rare, certes, cependant qu’attesté chez les meilleurs auteurs.          L’étonnement du lecteur s’explique par un fait attristant : le Français          ne lit plus, il écrit son autobiographie sur son pas de porte. </font></p>
<p><font color="#000000"><br />
À ce stade du récit, la question qui se pose n’est pas : « Est-ce          possible ? » mais : « Que faire ? » Oui, que faire d’une grenouille qui,          au chapitre CLXXXVIII de Ma Vie et Moi, vous tombe impromptue sur          les bras ? L’orthodoxie des contes qui préconise le chaste baiser          fait l’impasse sur la vérification préalable du sexe : « T’es une mémère          ou un pépère ? » susurre l’autobiographe. </font></p>
<p><font color="#000000">Tétanisée par          cette langue inconnue d’elle, la bête ne répond pas,  puis, remise          en fonction par un mécanisme complexe, elle fuit en arabesques, jetés,          cabrioles, déboulés, pirouettes, soubresauts, élévation, ballon…On le          voit, du moins on l’imagine, de bond en bond tout n’est qu’impétuosité.</font></p>
<p><font color="#000000">Rumeurs          admiratives dans le public.         </font></p>
<p><font color="#000000">Et           l’homme ne se trouve-t-il pas fort dépourvu ? Si. Mais          laissez-moi  poursuivre  — hum, ce hongputaojiu, est un petit vin de pays sans          prétention qui, en vieillissant, fera un excellent vinaigre — je          reprends: l’homme qui tente de rattraper son manger,  court de          droite à gauche mais vite épuisé, tire bientôt l’échelle, jette l&#8217;éponge  et, en lieu et place des leeches au sirop,          commande une arbalète. </font></p>
<p><font color="#000000"><br />
—  Dîtes-moi, on ne s’ennuie pas à la Pagode Impériale du Tigre de Jade !</font></p>
<p><font color="#000000">— C&#8217;est          ainsi dans la restauration extrême orientale. Mais examinons ensemble          l&#8217;arbalète. Elle nécessite, pour une utilisation dans les règles de          l’art, une lecture attentive de son mode d’emploi dont on exigera la          traduction en français moderne. Ceci fait l’amateur s’interroge          encore : « Où atteindre la cible qui me nargue ? »  </font></p>
<p><font color="#000000">Observez, cher          ami, la planche anatomique D2 représentant l’animal dans le plus simple          appareil. Allons, ne rougissez pas, chaussez vos yeux de peintre,          donnez-moi la main et repérons ensemble l’emplacement du cœur.  </font></p>
<p><font color="#000000">—  là           ?</font></p>
<p><font color="#000000">— Un peu          plus haut… parfait. Voici votre objectif. Nom de code Saint-Tropez</font>          Réglons nos montres à l’heure H moins trois, moins deux, moins une.          Madame, restez assise&#8230;! »</p>
<p><font color="#000000"> Vive          émotion du veuf.</font></p>
<p><font color="#000000">« Paf,  entre les deux yeux…</font></p>
<p><font color="#000000">— Vous          avez vu, elle s’est levée d’un coup !</font></p>
<p><font color="#000000">— Tutute..vous avez          tiré trop bas, beaucoup trop bas. </font></p>
<p><font color="#000000">— Maintenant          que vous me le          dîtes. </font></p>
<p><font color="#000000">— Ne faîtes          pas l&#8217;enfant, reposez           moi cette arbalète et mangeons ça va refroidir. »</font></p></blockquote>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/pastiches.wordpress.com/25/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/pastiches.wordpress.com/25/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pastiches.wordpress.com/25/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pastiches.wordpress.com/25/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pastiches.wordpress.com/25/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pastiches.wordpress.com/25/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pastiches.wordpress.com/25/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pastiches.wordpress.com/25/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pastiches.wordpress.com/25/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pastiches.wordpress.com/25/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pastiches.wordpress.com/25/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pastiches.wordpress.com/25/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pastiches.wordpress.com/25/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pastiches.wordpress.com/25/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pastiches.wordpress.com/25/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pastiches.wordpress.com/25/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=25&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Caprices de cervelle à la vertigo.</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 14:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cohen Albert]]></category>
		<category><![CDATA[Pastiches culinaires]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Cohen]]></category>
		<category><![CDATA[Croquechoux]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160;&#187; Cervelle, gentille cervelle,&#160;&#187; susurra Corps-Pion, en regardant avec amour celle d&#8217;un mouton. Et l’accent du Béarn, mâtiné de marseillais, ne fut pas pour rien dans les gloussements huileux de Paulette — sise à sa grosse caisse —, et les rires graillonnants de son cocu de mari, boucher de son état. Corps-pion le joli cœur, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=24&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#000000">       &nbsp;&raquo; Cervelle, gentille cervelle,&nbsp;&raquo; susurra Corps-Pion, en regardant avec        amour celle d&#8217;un mouton. Et l’accent du Béarn,  mâtiné de marseillais, ne        fut pas pour rien dans les gloussements huileux de Paulette        </font><font color="#000000" face="Times New Roman">— </font><font color="#000000">sise à sa        grosse caisse</font><font color="#000000" face="Times New Roman"> —</font><font color="#000000">, et les rires        graillonnants de son cocu de mari, boucher de son état.</font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#000000">       Corps-pion le joli  cœur, qui fréquentait assidûment  génisses,        bœufs, veaux, porcs et moutons,  s’illuminait à l’évocation de        croustades d’amourettes moelleuses ; laissait libre cours à sa fantaisie        pour décrire les tendresses d’une langue sauce madère ; célébrait comme        pas un la fraise ; ne tarissait pas d’éloges sur les bienfaits du cœur ;        épatait son auditoire en énumérant les mille et une saveurs des pieds et        ne boudait jamais son plaisir à détailler les appas gracieux d’une &nbsp;&raquo; reine        de tétine &laquo;&nbsp;. Quant à la cervelle, c&#8217;était une merveille &laquo;&nbsp;à s’en faire        péter la sous-ventrière !&nbsp;&raquo;</font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;">        <font color="#000000"><span id="more-24"></span></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#000000">       De par le vaste monde, nombre d’indigènes bigarrés se repaissent de mets        variables, souvent hétéroclites, parfois vivants, et toujours bien de chez        eux.  Croquechoux, lecteur zélé de Geographica universalis, le savait. Et        comme il se flattait d’une ouverture d’esprit plus grande qu’un champ de        vision de perdrix, il se sentit honteux d’ignorer, par excès de        conformisme popote, un abat réputé si délectable.  Aussi, quand le cocu        magnifique avec ses moustaches en croc lui demanda: &nbsp;&raquo; et c’est quoi        qu&#8217;il prendra, Choupinou ? &nbsp;&raquo; il s’entendit commander d’une voix fluette        de bedeau   découvrant   l’amour :</font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#000000">       &nbsp;&raquo;  Une sympathique cervelle pour quatre vigoureux mousquetaires.&nbsp;&raquo; Ce        soir  il régalait des   collègues. Aussitôt dit, aussitôt        servi bon poids.</font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;">&nbsp;</p>
<p class="MsoBodyText" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#000000">       Son accessoire de mouton sous le bras, fier et superbe comme un tambour,        Croquechoux  sortit allegro en sifflotant guilleret le<em> régiment de        Sambre et Meuse</em>. On vivait une heure ensoleillée. L’azur était        céruléen. L&#8217;atmosphère était apéritive. Chaque bistrot, judicieusement placé        sur la route du retour, fut l’occasion d’une station désaltérante.<span style="font-size:14pt;"> </span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;">       <font color="#000000"><span style="font-size:14pt;">         </span>On y admira la cervelle,        on loua sa fraîcheur de pucelle, on s’extasia sur son teint diaphane, sa        fermeté et sa joliesse de coiffe bigoudène  et ses parfums de sous        bois à la noisette.  On trinqua, on leva gaillardement le coude, on        chassa une mouche bleue, on s’échauffa, et on  livra,  entre        muscadet et suz’cass’, de remarquables recettes de famille en gueulant        comme des putois. On devait être un peu éméché , car une recette c’est un        secret, et qu’un secret c’est un secret : on se le garde.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#000000">                Maintenant, de retour        dans sa cambuse, Croquechoux, fin saoul,  ne se lasse pas de        contempler les vermiculures de la cervelle qui lui donne  tantôt l’aspect        d’un plâtre délicatement rongé, tantôt celui d’une motte de saindoux        précieusement ouvragée.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#000000">       Décidément, le plat de résistance à venir ne        ressemble en rien au siège de l’intelligence rangé dans sa  propre boîte        crânienne, mais il est vrai que le mouton est aussi bête qu&#8217;une poule.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#000000">       A force de suivre, tant bien que mal, les méandres de la        cervelle, il lui trouve, au détour d’une sombre tranchée, l&#8217; air harassé        d&#8217;une vieille fesse vergetée.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#000000">       Il rougit, cligne des yeux et        instantanément  paraît, là, dans sa main droite, une chose informe et        fripée. Sursaut. Frissons. Croquechoux éternue formidablement sept fois ;        s’exclame : &nbsp;&raquo; Hors de moi démoniaque engeance qui entre par le nez en        trompette de l’homme pour le chatouiller ! &nbsp;&raquo; ; se mouche bruyamment entre        pouce et index et voit, en lieu et place de la cervelle,  un Jésus         spongieux  qui tremblote dans ses langes !</font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#000000">       Estomaqué, livide, Croquechoux lâche une bordée d’injures charretières et        envoie le monstre  dinguer dans l’évier où marine la vaisselle de la        veille, trois chaussettes et une poignée d’épluchures dans leur bouillon        javellisé.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#000000">       D’un trait il boit le bol d’eau  vinaigré destiné à baigner sa        cervelle, ce qui achève de lui glacer les sens, et croque nerveusement        dans le premier bouquet garni  passant à sa portée, ce qui lui coupe        définitivement l’appétit.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#000000">       Hagard, il mâchouille des feuilles de laurier sauce, du thym poussiéreux        et un bout de ficelle,  le tout relevé d’ail et de clous de girofle,        quand une odeur âcre enfumant ses narines le sort de sa torpeur : Les        patates de terre brûlent à feu vif leur robe des champs.</font></p>
</blockquote>
<p class="MsoBodyTextIndent2" style="text-align:right;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="right"><font color="#000000">       A. Cohen<em>. Croquechoux.</em></font></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/pastiches.wordpress.com/24/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/pastiches.wordpress.com/24/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pastiches.wordpress.com/24/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pastiches.wordpress.com/24/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pastiches.wordpress.com/24/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pastiches.wordpress.com/24/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pastiches.wordpress.com/24/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pastiches.wordpress.com/24/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pastiches.wordpress.com/24/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pastiches.wordpress.com/24/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pastiches.wordpress.com/24/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pastiches.wordpress.com/24/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pastiches.wordpress.com/24/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pastiches.wordpress.com/24/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pastiches.wordpress.com/24/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pastiches.wordpress.com/24/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=24&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Le mot</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 13:49:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Duras]]></category>
		<category><![CDATA[Pastiches culinaires]]></category>
		<category><![CDATA[Marguerite Duraille]]></category>
		<category><![CDATA[Marguerite Duras]]></category>
		<category><![CDATA[pastiche]]></category>

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		<description><![CDATA[Avanti ! J moins des bananes. Bientôt le temps des crottes. Une recette pour animer les réveillons où l’on s’emmerde à 100 sous de l’heure : la crotte Marguerite, à base de cacao enrichi de tétine-de-chèvres et d’oreilles-de-tortue. Deux plantes natives des Monts d’Arrée dont je tairai le nom latin et breton pour ne pas [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=23&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avanti ! J moins des bananes.<br />
</strong></p>
<p align="justify"><strong>Bientôt le temps des crottes. Une recette pour animer les  réveillons où l’on s’emmerde à 100 sous de l’heure : la crotte Marguerite, à base de cacao enrichi de tétine-de-chèvres et d’oreilles-de-tortue. Deux plantes natives des Monts d’Arrée dont je tairai le nom latin et breton pour ne pas avoir d’ennuis. En plus les raveurs de permanence à Botmeur seraient capables de nous les bouffer toutes.<br />
</strong></p>
<p><strong><br />
<em>Réveillon de Noël 2006, transcription d’un enregistrement.</em></strong></p>
<p><span id="more-23"></span><strong>Je vous dis tout le temps des mots.<br />
Rien que des mots.</strong></p>
<p><strong>Vous comprenez ?</strong></p>
<p><strong>Non, des phrases. Je vous dis des mots, à vous, ça fait des phrases.<br />
A la longue je dis des phrases.</strong></p>
<p><strong>Comment vous faire comprendre ?</strong></p>
<p><strong>Ce que je dis c’est que les mots seuls ne font pas des phrases.<br />
Ce qu’ils font n’est pas encore inventé.</strong></p>
<p><strong>Mais qui êtes-vous qui ne comprenez pas ?<br />
Comment cela se peut-il faire la non compréhension de choses simples ?<br />
Comment cela se fait-il peu ?</strong></p>
<p><strong>Moi je ne sais plus !<br />
L’explication elle est perdue.<br />
Ça vient le moment que je ne vous aime plus.<br />
Un cloisonnement est franchi, là.<br />
Le moment que je me tais il vient.<br />
<em><br />
Un cri.</em></strong></p>
<p><strong>Ecoutez, le chat.<br />
Il ne s’appelle pas Aranahancha.<br />
Vous l’entendez ?<br />
La queue de Aranahancha, c’est le chat, elle est sous mon pied de la chaise.<br />
Qu’est-ce que c’est faire la queue du chat ?</strong></p>
<p><strong><em>Là, je suis intervenu  parce qu’il y a des limites à la confiserie. </em> <em>Si vous voulez égayer vos invités sans les droguer, lisez du Marguerite Duras, ou encore mieux, Marguerite Duraille l&#8217;auteuse de &laquo;&nbsp;Mururoa mon amour, et de Virginie Q, découverte par <a href="http://www.lire.fr/entretien.asp/idC=45409&amp;idTC=4&amp;idR=201&amp;idG=" target="_blank">Patrick Rambaud.</a></em></strong></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/pastiches.wordpress.com/23/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/pastiches.wordpress.com/23/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pastiches.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pastiches.wordpress.com/23/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pastiches.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pastiches.wordpress.com/23/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pastiches.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pastiches.wordpress.com/23/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pastiches.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pastiches.wordpress.com/23/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pastiches.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pastiches.wordpress.com/23/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pastiches.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pastiches.wordpress.com/23/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pastiches.wordpress.com/23/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pastiches.wordpress.com/23/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=23&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>La chômeuse</title>
		<link>http://pastiches.wordpress.com/2007/11/21/la-chomeuse/</link>
		<comments>http://pastiches.wordpress.com/2007/11/21/la-chomeuse/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Nov 2007 18:13:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nerval]]></category>
		<category><![CDATA[ANPE]]></category>
		<category><![CDATA[Chômeuse]]></category>

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		<description><![CDATA[Le voyage en Sarlkoland « Voilà, dit-elle, si tu travailles bien, ma chômeuse, si tu es méritante,si tu es une bonne fille dure à la tâche, le monsieur t’embauchera peut-être à quart-temps pour une durée de 3 mois. - Oh ! madame de l’Ahainepéheu ! m’écriai-je, n’allez pas si vite en besogne…Quelle idée vous avez [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=22&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><span>Le voyage en Sarlkoland </span></h3>
<h3><span></span>«  Voilà, dit-elle, si tu travailles bien, ma chômeuse, si tu es méritante,si tu es une bonne fille dure à la tâche, le monsieur t’embauchera peut-être à quart-temps pour une durée de 3 mois.<br />
- Oh ! madame de l’Ahainepéheu ! m’écriai-je, n’allez pas si vite en besogne…Quelle idée vous avez là !</h3>
<p class="MsoNormal" align="center"><span id="more-22"></span></p>
<h3> Je n’avais pas songé à cette solution…Oui, sans doute il est difficile de se débarrasser au bout de 8 heures d’une employée, surtout pour quelqu’un qui comme moi fonctionne à l’affectif, mais l’embaucher pour 3 mois et <span> </span>à quart- temps, ce serait beaucoup trop social, trop démocrate.<br />
« Madame de l’Ahainepéheu , vous n’y songez pas ! cette femme à vingt ans passés, ce qui dans le domaine du secrétariat appliqué aux entreprises de design et de packaging est un âge fort avancé ; elle n’a plus que quelques semaines avant d’être atteinte d’obsolescence ; après quoi j’aurais une incompétente sur les bras, certainement aigrie. Me voyez-vous à la prochaine foire internationale de Pékin avec une secrétaire périmée et obèse ? Cela serait fort ridicule et pour elle et pour moi et pour la France. Parle-t-elle seulement le mandarin ?<br />
Madame de <span> </span>l’Ahainepéheu me prit à part :<br />
« Non, elle ne parle pas le mandarin , mais pourquoi ne pas l’épouser ? Vous auriez à domicile une secrétaire, une chargée en gastronomie familiale, une technicienne de surface…</h3>
<p><strong>- Oh ! madame de l’Ahainepéheu ! couinai-je à voix basse, n’allez pas si vite en besogne …Quelle idée vous avez là ! Prendre une épouse, pour des mois et des mois, peut-être des années, lui faire des enfants <span> </span>ce serait trop chrétien. Madame de l’Ahainepéheu , vous n’y songez pas ! cette femme à des charmes certains, mais elle est je crois native du Neuf-Trois, ce ne sont pas les DOM, mais enfin…l’accent est là etla culture n’est pas la même ; je m’ennuierai vite en sa compagnie. De plus, le dirais-je ? j’ai peur que le fruit des copulations entre deux races si différentes ne soient stériles comme l’est le <span> </span>bébé de l’ânesse et du pur-sang.<br />
Madame de l’Ahainepéheu hochait la tête. Elle me dit en secret ;<br />
« Je ne sais pas quoi faire de mes chômeuses, voilà l’ennui. Je ne vois plus pour la vôtre, après son contrat, que du bénévolat dans une association caritative. »<br />
- Ça l’occupera et elle se fera des amis, ce qui est le plus important dans la vie, avec une bonne santé bien sûr.<br />
- Je tentais de vous forcer un peu la main, mais je vous comprends, allez ! nous ne sommes pas des socialistes de gauche.</strong><strong>Je quittai l’agence au logo en forme de sandouiche dégarni ou de presse noix. Ma chômeuse me suivait tête basse ; rendez service !<br />
Ah ! si je n’avais pas si peur de prendre l’avion, il y a beau temps que j’aurais délocalisé ma petite entreprise dans l’Empire du milieu ; on y trouve des perles polyvalentes qui, entre autres, parlent français sur le bout des ongles.</strong></p>
<p class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" align="right"><em><strong>Le voyage en Sarlkoland<br />
Nerval</strong></em></p>
<p class="MsoNormal" align="center">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" align="center">&#8212;&#8211;</p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/pastiches.wordpress.com/22/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/pastiches.wordpress.com/22/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pastiches.wordpress.com/22/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pastiches.wordpress.com/22/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pastiches.wordpress.com/22/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pastiches.wordpress.com/22/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pastiches.wordpress.com/22/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pastiches.wordpress.com/22/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pastiches.wordpress.com/22/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pastiches.wordpress.com/22/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pastiches.wordpress.com/22/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pastiches.wordpress.com/22/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pastiches.wordpress.com/22/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pastiches.wordpress.com/22/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pastiches.wordpress.com/22/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pastiches.wordpress.com/22/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=22&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Yann Seitek</media:title>
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		<title>A bon chat, bon rat !</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Sep 2007 13:14:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Drôle d'époque]]></category>
		<category><![CDATA[moyen-âge]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que la guerre de Cent ans bat son plein, dans le toril de Brunehildegarde  il y a eu du rififi. Brunehildegarde apinchait ses planches potagères et soupières.- Ah, misère de caquesangue ! cria-t-elle. Ah, caquesangue de misère ! cria-t-elle. Ah ! Puis, cessant de piouter, se tut. Charmant, le miron moigneux qui, coufle comme chanoine, se dorait [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=15&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font color="#000000"><strong><strong>Alors que la guerre de Cent ans bat son plein, dans le toril de Brunehildegarde  il y a eu du rififi.</strong></strong></font></p>
<p><font color="#000000"><strong><strong> </strong></strong></font></p>
<blockquote></blockquote>
<p align="justify"><font color="#000000"><strong>Brunehildegarde apinchait ses planches potagères et soupières.- Ah, misère de caquesangue ! cria-t-elle. Ah, caquesangue de misère ! cria-t-elle. Ah ! Puis, cessant de piouter, se tut.<br />
Charmant, le miron moigneux qui, coufle comme chanoine, se dorait darnier et pelotons aux caresses de Phébus, se leva aux cris et s’en vînt aux petons de sa maîtresse fort triboulée.</strong></font></p>
<p align="justify"><font color="#000000"><strong><span id="more-15"></span></strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> &#8211; Eh bien, fenotte, il y a embarras ? fit-il sans façon.</strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> &#8211; Ah, misère de caquesangue ! se reprit à crier Brunehildegarde, les lumas ont engoués mes petiotes laitues et toi, gouliafre qui roupille, gavache qui jocquait pendant le sabbat des gluants tu viens, pelisse enfarinée, me demander si il y a embarras ?</strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> &#8211; Mais, fit Charmant ébaffé par l’ire, je ne m’embesogne point de ces fifres mols et baveux ma mie : jamais  ce ne fut pas dans le menu que Dieu me dessina !</strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> &#8211; Tu oses bagouler, marpaut pelu ! cracha l’outrée. Et paf, lui mande un babequin ; et paf un tatin sur la nuque ; et paf une soubarde sur le menton ; et paf, paf, deux lamuses terrifiques sur la goule pour montrer c’est qui qui commande au toril. </strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> Toutes choses qui firent tintin dans le crâne du vilain et le mirent à deux pouces de défunter par décolage. Tintin et miracule aussi car, au dernier carillon, Charmant, qui était un prince maléficié, tout flape à terre, fut rendu d’une boute à son état de jouvent crapaud d&#8217;avant métaporphose qui le fit conil miaulinant amateur de souris grises et gras rats. Or, on sait que  le crapaud, viande  creuse à boutons, est  fort peu prisé du peuple des lumas qu&#8217;il adore et dévore .</strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> &#8211; Oh ! fit la cogneuse qui, à la vue de la bête,  commença à se marcourer le ménillon à cause du prodige.</strong></font><br />
<font color="#000000"><strong> &#8211; Oh, oh ! fit une gigle cornante à la vue du plat en soufflé. Mussée dans le retrait , au fond du courtil à gauche, elle se pourléchait ja babines et denture en pensant au fiestin.</strong></font></p>
<blockquote>
<p align="justify">&nbsp;</p>
</blockquote>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/pastiches.wordpress.com/15/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/pastiches.wordpress.com/15/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pastiches.wordpress.com/15/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pastiches.wordpress.com/15/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pastiches.wordpress.com/15/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pastiches.wordpress.com/15/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pastiches.wordpress.com/15/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pastiches.wordpress.com/15/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pastiches.wordpress.com/15/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pastiches.wordpress.com/15/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pastiches.wordpress.com/15/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pastiches.wordpress.com/15/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pastiches.wordpress.com/15/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pastiches.wordpress.com/15/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pastiches.wordpress.com/15/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pastiches.wordpress.com/15/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=15&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Yann Seitek</media:title>
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		<title>La fin des haricots</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Sep 2007 13:05:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs en sauce]]></category>
		<category><![CDATA[Delerme]]></category>
		<category><![CDATA[Pastiches culinaires]]></category>

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		<description><![CDATA[          Une sonnerie grésillante. Son thème familier redouble d’impatience. Coup de fil la veille d’une Toussaint.  Ce qui importe, à cet instant, c’est de décrocher le combiné.  « Un cassoulet sans façon, ça vous dirait  vraiment ? — En décembre ? A la bonne franquette alors. » Une invitation pour le trente et un. Dans ces cas-là, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=14&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font color="#333333"><strong></strong><strong><font>            </font><font> <font size="3">                      Une sonnerie grésillante. Son thème familier redouble d’impatience.              Coup de fil la veille d’une Toussaint.  Ce qui importe, à cet instant, c’est de décrocher le combiné.</font></font></strong></font></p>
<blockquote><p> <font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#333333"><strong> <font>            <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              </font></span><font face="Times New Roman">«</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">             </font></span>Un cassoulet sans façon, ça vous dirait  vraiment ?</font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;"> <font color="#333333"><strong><font>            <font face="Times New Roman">             —</font>             En décembre ? A la bonne franquette alors.<font face="Times New Roman"> »</font></font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"> <font color="#333333"><strong><font>            Une invitation pour le trente et un. Dans ces cas-là, c’est sans              tralala. Choisiras-tu l’affriolante robe en organdi imprimé à grands              motifs de volvaires soyeuses ? Porterai-je le sobre pantalon reine              Claude en taffetas flambé ? Entre vieux amis pas de flaflas.</font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#333333"><strong><font> </font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#333333"><strong> <font>            <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              </font></span><font face="Times New Roman">« </font>Tiens,              c’est quasi  l’heure d’y aller.<font face="Times New Roman"> »</font></font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"> <font color="#333333"><strong><font>            On ne s’y résout pas tout de suite. Les cinq dernières minutes sont              palpitantes : calamistrer les moustaches, farder les cils, épiler              les vibrisses, repasser la patte mouille, sortir le chat, fermer le              gaz…Ce n’est qu’une succession de pantomimes préparatoires.</font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><span id="more-14"></span><font color="#333333"><strong><font><br />
</font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#333333"><strong> <font>            <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              </font></span><font face="Times New Roman">« </font>Minuit.<font face="Times New Roman"> »</font></font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"> <font color="#333333"><strong><font>            Décidément, en amicale compagnie, on ne voit pas l’année passer.              C’est agréable l’échange des présents de bon aloi et les promptes              embrassades. Comme toujours le rituel des vœux est propice au              dessert : tarte véhémente aux pâteux pruneaux de Brignole dont le              gingembre fulminant condimente les papilles. Aussitôt dégustée on se              remémore l’année précédente à portée de main  : ses manchons              confits, ses couennes fermes, ses saucisses festives, ses lingots              éburnés…des ocelles de graisse enjouée mouchetteront, durablement,              la chemise poult-de-soie.</font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"> <font color="#333333"><strong><font>            Déjà on sirote quelque eau-de-vie en papotant  «tout bonnement ».              Parfois, pour se dégourdir, on lève une fesse, puis l’autre – si              voisine. Jamais les deux ensemble : on ferait mine de quitter la              table, alors même qu’on vibrionne, imbriqué, dans la ruche              langagière.</font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#333333"><strong><font> </font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#333333"><strong> <font>            <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              </font></span><font face="Times New Roman">« </font>Vous êtes              certain de vouloir prendre un petit café ?<span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">             </font></span><font face="Times New Roman">              »</font>              </font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"> <font color="#333333"><strong><font>            On déguste, à petites lampées, un robuste arabica  «amer comme              chicotin ». Et c’est entre deux bistouilles qu’on délivre, en              catimini, un pet ténu. Prévu de longue date, on l’eût souhaité plus              comprimé, moins effervescent. </font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#333333"><strong> <font>            <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              </font></span><font face="Times New Roman">«</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">             </font></span>Oh.<font face="Times New Roman"> »</font></font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"> <font color="#333333"><strong><font>            On dodeline de la tête, les lèvres confuses, le front plissé et les              sourcils en froncis – si on peut. On pose un index, peu importe              lequel, sur une bouche en cul-de-poule hiératique – la sienne. Puis,              sans chichi :</font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#333333"><strong> <font>            <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              </font></span><font face="Times New Roman">«</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">             </font></span>Jolie brise.<font face="Times New Roman">»</font></font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"> <font color="#333333"><strong><font>            Ça va de soi, c’est un constat, mais on le couvre d’une  patine              gourmée. La fine boutade fait tout. Elle appelle un sourire, de la              commisération. Il y a toujours quelqu’un pour excuser votre              exubérance, pour clouer les haricots au banc des accusés :</font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#333333"><strong> <font>            <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              </font></span><font face="Times New Roman">«</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">             </font></span>Ça arrive.<font face="Times New Roman">»</font></font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"> <font color="#333333"><strong><font>            De fait, un effluve de mofette se fraye une trouée dans la touffeur.              Chacun reste blotti, en apnée, dans l’enfonçure faussement paillée              de sa chaise. « Grand frais »  lance un nez. On grimpe  haut sur              l’échelle anémométrique de Beaufort. Autour de la nappe damassée              quelque chose a changé. Oui, ce n’est plus pareil : il flotte une              odeur renardée de tubéreuses. Un silence fétide se fait. « Et si on              ouvrait une fenêtre ? » suggère un nez. On a soudain la certitude              qu’un mieux viendra du dehors. A l’extérieur, dans le froid feutré,              il floconne une tombée lanugineuse. On dirait qu’il neige. Communier              un instant avec les sans abris frileux dans leur nuit déambulatoire.                            </font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#333333"><strong> <font>                                   <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              </font></span><font face="Times New Roman">«</font><em>Brr brr</em>, et              si on fermait une fenêtre ?   propose un nez.<span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">             </font></span><font face="Times New Roman">             »</font></font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#333333"><strong> <font>             </font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"> <font color="#333333"><strong><font>            <em>Grr grr</em> ronronnent les tuyauteries brûlantes des              radiateurs. Puis, les <em>prr prr</em> des paroles contiguës  reptent              et roulent à nouveau. On sent bien que la clarté des mots ouatés est              devenue opaque.</font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"> <font color="#333333"><strong><font>            Étonnement, au tournant d’un <em>grr frr</em>, surgit,  du bec verseur              de la cafetière, un grommelant grizzli râpé. Comment se peut-il ?              C&#8217;est qu&#8217;on est rond comme une queue de pelle. Alors, l&#8217;œil unique de verre de la peluche              brille, et l’on devine la mouillure de sa truffe fureteuse en faux              jais. On se retrouve ailleurs. Alors, dans sa tête  on entend  une voix               chevrotante:</font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#333333"><strong> <font>            <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              </font></span><font face="Times New Roman">«</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">             </font></span>Et quel est son petit nom au nounours, mon biquet ?<font face="Times New Roman"> »</font> </font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;"> <font color="#333333"><strong><font>            On répond              à la dame : </font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#333333"><strong> <font>            <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              </font></span><font face="Times New Roman">«</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">             </font></span>Poupoutte<font face="Times New Roman"> »</font>. </font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#333333"><strong> <font>             </font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;"> <font color="#333333"><strong><font>            On est las. Ému, tremblotant, on lève ses              fesses appariées. Alors, une phrase infime, fraîche de son ingénuité              d’enfance, s’écoule  comme d’une longue parenthèse :</font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent:35.4pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><font color="#333333"><strong> <font>            <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              </font></span><font face="Times New Roman">«</font>A fait caca              dans la culotte<span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">             </font></span><font face="Times New Roman">              »</font>.  </font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p></blockquote>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><font color="#333333"><strong> <font>             </font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="right"><font color="#333333"><strong> <font>            <span style="font-size:14pt;"> </span>Ph. Delerme : La              dernière bordée de Pierre.</font></strong></font></p>
<p><font color="#333333"><strong><font>            </font></strong></font></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="right"> <font color="#333333"><strong><font>            <em>Et autres délires minuscules . </em></font></strong></font></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/pastiches.wordpress.com/14/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/pastiches.wordpress.com/14/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pastiches.wordpress.com/14/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pastiches.wordpress.com/14/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pastiches.wordpress.com/14/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pastiches.wordpress.com/14/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pastiches.wordpress.com/14/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pastiches.wordpress.com/14/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pastiches.wordpress.com/14/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pastiches.wordpress.com/14/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pastiches.wordpress.com/14/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pastiches.wordpress.com/14/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pastiches.wordpress.com/14/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pastiches.wordpress.com/14/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pastiches.wordpress.com/14/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pastiches.wordpress.com/14/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=14&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Yann Seitek</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>La rillée.</title>
		<link>http://pastiches.wordpress.com/2007/09/21/la-rillee/</link>
		<comments>http://pastiches.wordpress.com/2007/09/21/la-rillee/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Sep 2007 13:01:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Drôle d'époque]]></category>
		<category><![CDATA[moyen-âge]]></category>
		<category><![CDATA[Pastiches culinaires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pastiches.wordpress.com/2007/09/21/la-rillee/</guid>
		<description><![CDATA[Le bestiaire culinaire. Aubin d’Angers, dit Maurice la Charcute. 1273. Je vais vous dire la vérité au sujet de la rillée, sans mentir d’un mot, conformément au Livre de Coquina, qui ne commet pas d’erreurs, et qui ne manque jamais de montrer quantité d’exemples véridiques et célèbres, authentiques, sincères et délectables. Ce livre ne traite [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=13&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-size:14pt;">Le bestiaire culinaire.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;text-indent:-70.8pt;margin-left:70.8pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="center"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;text-indent:-70.8pt;margin-left:70.8pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="center"><strong><span style="font-size:12pt;">Aubin d’Angers, dit  Maurice la        Charcute. 1273.</span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:center;text-indent:-70.8pt;margin-left:70.8pt;margin-top:0;margin-bottom:0;" align="center"><strong><br />
</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>       <span style="font-size:12pt;"> </span><span style="font-size:14pt;">               </span>Je vais vous dire la vérité au sujet de la rillée, sans mentir d’un        mot, conformément au Livre de Coquina, qui ne commet pas d’erreurs, et qui        ne manque jamais de montrer quantité d’exemples véridiques et célèbres,        authentiques, sincères et délectables.</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>                Ce livre ne traite pas de mets futiles et vulgaires, il contient des        recettes agréables au Père miséricordieux qui ressuscita au troisième jour        son fils Notre Seigneur  Jésus Christ au sujet duquel Jacob a dit : « Il a        dormi comme le lion et comme le petit du lion.</strong><strong> »</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><span id="more-13"></span></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>          Ecoutez  tout d’abord ce que je vais vous apprendre du        PORCUS (aucun autre animal ne peut lui être comparé) qui en français est        appelé cochon, je ne connais pas son nom en grec.</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>                Le cochon est sale et puant car il ne se soucie pas longtemps de sa        toilette. Il est gourmand et affamé en permanence. Et sa nature est telle        qu’il fait du gras de tout ce qui lui tombe sous le groin et qu’il avale        très goulûment.</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>                Cependant il est moins répugnant que la hyène que la loi divine nous        interdit et nous défend totalement de manger, car elle se nourrit de        cadavres et elle demeure dans leurs tombeaux. </strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>                Le cochon a quatre pattes comme le chat, deux oreilles comme la vache, un        nez et une bouche à notre manière. Ses yeux sont ceux d’un oiseau et sa        queue est semblable à celle du crocodile,  mais elle est en forme de        tire-bouchon et beaucoup plus petite. Son corps est couvert de piquants        non venimeux, et ils sont doux lorsqu’on les caresse dans le bon sens.</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>                Et sachez que la femelle a ses petits dans la gueule avant que des les        mettre au monde. Quand les cochons de lait tombent dans son ventre, il lui        pousse des dents du fond, et son odorat devient si perçant que la cochonne        peut flairer un trésor enterré au pied d’un chêne. </strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong> </strong><strong>               Cette bête est le symbole des Princes et des hommes de Dieu chez qui,        n’en doutez pas, les mœurs répugnantes, les grossiers grognements et        l’odeur infecte cachent la beauté de l’âme. C’est pour cette raison qu’il        est écrit : « tout est bon chez le cochon. »  </strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>                   Je vais vous parler maintenant du très riche mystère que renferme le        cochon. Cet animal possède la propriété d’entrer dans la rillée. Mais        seulement quand il est saigné, haché très menu et mêlé à la graisse qu’il        produit en abondance entre sa couenne et sa chair. Les rillées valent bien        des déserts quand elles sont cuites à terme. C’est un mets fort agréable        en bouche et qui se range aisément dans des pots.</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;"><strong>         Il existe beaucoup de gens, à mon avis, qui ressemblent au        cochon : ils sont meilleurs morts que vifs, et ils sont plus digestes pris        en morceaux que dans leur entier. </strong></p>
</blockquote>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/pastiches.wordpress.com/13/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/pastiches.wordpress.com/13/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pastiches.wordpress.com/13/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pastiches.wordpress.com/13/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pastiches.wordpress.com/13/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pastiches.wordpress.com/13/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pastiches.wordpress.com/13/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pastiches.wordpress.com/13/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pastiches.wordpress.com/13/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pastiches.wordpress.com/13/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pastiches.wordpress.com/13/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pastiches.wordpress.com/13/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pastiches.wordpress.com/13/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pastiches.wordpress.com/13/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pastiches.wordpress.com/13/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pastiches.wordpress.com/13/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=13&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Yann Seitek</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Japoniaiserie</title>
		<link>http://pastiches.wordpress.com/2007/09/20/japoniaiserie/</link>
		<comments>http://pastiches.wordpress.com/2007/09/20/japoniaiserie/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Sep 2007 13:31:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Florilèges]]></category>
		<category><![CDATA[Tour du monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle se regarde dans le miroir. Elle récite : Visage fané Sous le tas de bigoudis Cortège des ans. &#160; Elle enfile son peignoir Elle se dirige vers la cuisine. Elle jette un œil sur le cadran du coucou &#160; Il est posé sur le réfrigérateur, Arrêté, Suisse. &#160; Elle dit : Pendule glacée Le [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=5&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Elle se regarde dans le miroir.</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Elle récite :</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>           Visage fané</strong></p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>           Sous le tas de bigoudis</strong></p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>           Cortège des ans.</strong></p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText">&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Elle enfile son              peignoir</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Elle se dirige vers la cuisine.</strong></p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Elle jette un œil sur le cadran du coucou</strong></p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText">&nbsp;</p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Il est posé sur le réfrigérateur,</strong></p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Arrêté,</strong></p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Suisse.</strong></p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText">&nbsp;</p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Elle dit :</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>           Pendule glacée</strong></p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>           Le coucou a fui l&#8217;hiver</strong></p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>           Ô heure ! Où es-tu?</strong></p>
<p style="text-align:left;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText">&nbsp;</p>
<blockquote>
<p style="text-align:left;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Elle débarrasse la table.</strong></p>
<p style="text-align:left;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Elle jette à la poubelle les restes de la veille.</strong></p>
<p style="text-align:left;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Elle déclame :</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>           Torojiru froid !</strong></p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>           Les écorces de Kampyo<span style="font-size:9pt;"><a href="http://www.eclectique.net/cuisines/anthologie/japon/japonaiserie.htm#Kampyo">           </a>!</span></strong></p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>           Nouilles et           tôfu !</strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align:left;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Elle s&#8217;assoit sur un tabouret bancal.</strong></p>
<p style="text-align:left;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Elle vide son verre de chuchenn.</strong></p>
<p style="text-align:left;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Elle fume une cigarette.</strong></p>
<p style="text-align:left;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>             Elle fredonne:</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>           Chante, ô allumette !</strong></p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong> au           pied du blanc            Fuji-San</strong></p>
<p style="text-align:center;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>           Feu de paille, cendres.</strong></p>
<p style="text-align:left;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText">&nbsp;</p>
<p style="text-align:justify;margin-top:0;margin-bottom:0;" class="MsoBodyText"><strong>                         Il lui reste six mois –à peine- pour envoyer à l&#8217;éditeur              son haibun              gastronomique<em> les 53 routiers du Finistère</em>. Elle l&#8217;a composé              en s&#8217;inspirant de l&#8217;<em>An              gwenodenn strizh deuz Pen-ar-Bed </em>  du maître             Bashô qu&#8217;elle a              traduit en breton. A peine six mois pour exprimer en un dernier             haïku<span style="font-size:9pt;">,</span><em>             </em>la fragile survivance de la restauration ouvrière. Le tout avec              légèreté, sabi et             kokkai. Le              kokkai, elle ne le sent pas du tout.</strong></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/pastiches.wordpress.com/5/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/pastiches.wordpress.com/5/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pastiches.wordpress.com/5/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pastiches.wordpress.com/5/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pastiches.wordpress.com/5/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pastiches.wordpress.com/5/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pastiches.wordpress.com/5/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pastiches.wordpress.com/5/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pastiches.wordpress.com/5/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pastiches.wordpress.com/5/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pastiches.wordpress.com/5/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pastiches.wordpress.com/5/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pastiches.wordpress.com/5/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pastiches.wordpress.com/5/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pastiches.wordpress.com/5/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pastiches.wordpress.com/5/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=5&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Yann Seitek</media:title>
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		<title>Jeunesse !</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Sep 2007 13:20:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Drôle d'époque]]></category>
		<category><![CDATA[moyen-âge]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors qu&#8217;en ce 2 août 1346 les Flamands, sous le commandement de Henri de Flandres, commencent les hostilités contre les Français, Brunehildegarde va attaquer sa buée. La mesnie étant au pourpris pour une courte sieste sous la ramée, Brunehildegarde ouvrit son faudesteuil et s&#8217;assit pour souffler un peu. Sur le sol de terre battue, fraichement [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=4&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><strong>Alors qu&#8217;en ce 2 août 1346 les Flamands, sous le commandement de Henri  de Flandres, commencent les hostilités contre les Français, Brunehildegarde va  attaquer sa buée.</strong></strong></p>
<blockquote>
<p align="justify"><strong><br />
La mesnie étant au pourpris pour une courte sieste sous  la ramée, Brunehildegarde ouvrit son faudesteuil et s&#8217;assit pour souffler un  peu.<br />
Sur le sol de terre battue, fraichement jonché, s&#8217;entassaient braies,  broignes, chainses, pourpoints, surcots, robes et cotes, chausses, escoffles et  un méchant mantel de bourras fort élimé.<br />
- Sacrée bué ! fit la maîtresse de  céans.<br />
- Et n&#8217;allez pas nous mélanger la brunette et le bureau comme bidaus  et guicliers sur  champ de bastaille, grinça le vieux Tourchetil d&#8217;Ertemberg  cloué depuis deux jours sur son grabat suite à une mauvaise chute  de roussin.<br />
Brunehildegarde haussa les épaules.<br />
- Ne gabez donc pas! Je  vous trouve fort guépin ce jour à vouloir me férir de vos dondaines et à  chercher attine et brouillis depuis prime comme marmouset puces en tonsure  !<br />
- C&#8217;était une jungle, fit le vieux rabroué.<br />
- Gaudissez, gaudissez !  Gaudira bien qui gaudira le dernier !<br />
Irée par le ribaudaille qui  l&#8217;encagaguait depuis le chant du coq, Brunehildegarde vida cul sec un hanap de  chuchenn allongé de marc puis, d&#8217;un bond, se leva pour s&#8217;atteler à  l&#8217;ouvrage.</strong></p>
<p><strong>Qu&#8217;elle ne fut pas sa surprise en encommençant le tri de  trouver sous le tas un jupon de mailles fort souillé. Par chance elle avait  oublié de laisser trempouiller le tas depuis laudes comme à  l&#8217;accoutumée.<br />
&nbsp;&raquo; Parce que pour ravoir la rouille de fer sur le linge, par le  saint sang brégoy, c&#8217;est pas de la tourte !&nbsp;&raquo; s&#8217;exclama la ménagère in petto. Et,  sur ces paroles pleines de bon sens, qui témoignait d&#8217;une longure pratique  lavandeuse, elle vida une cruchée de cervoise coupée de vin clairet.<br />
&laquo;&nbsp;Mais au  fait, se fit-elle la reflexion à haute voix, à qui peut bien appartenir ce jupon  si ce n&#8217;est au jeune Torftoul de Roissey-le-Châtel en convalescence chez notre  seigneur, son oncle ?&nbsp;&raquo;<br />
Elle se souvînt alors que la veille au soir, sur le  coup de complies, Tortfoul était passé rendre visite à  Bruneguillemette, sa onzième fille, mais lorsqu&#8217;elle s&#8217;en était aller coucher à  matines passées d&#8217;un Pater, elle n&#8217;avait point remembrance avoir vu le  tourtereau et la tourterelle redescendre du grenier.<br />
Dans son fiantoir  Torchetil d&#8217;Entember qui grignotait une pomme de court pendu, couina comme une  ratepenade qui gobe la mouche:<br />
- Cor Bieu, il sait tenir le brelant le  Toftoul !<br />
</strong></p></blockquote>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/pastiches.wordpress.com/4/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/pastiches.wordpress.com/4/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pastiches.wordpress.com/4/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pastiches.wordpress.com/4/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pastiches.wordpress.com/4/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pastiches.wordpress.com/4/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pastiches.wordpress.com/4/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pastiches.wordpress.com/4/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pastiches.wordpress.com/4/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pastiches.wordpress.com/4/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pastiches.wordpress.com/4/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pastiches.wordpress.com/4/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pastiches.wordpress.com/4/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pastiches.wordpress.com/4/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pastiches.wordpress.com/4/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pastiches.wordpress.com/4/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=4&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Yann Seitek</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Escargots à la lambine</title>
		<link>http://pastiches.wordpress.com/2007/08/21/escargots-a-la-lambine/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Aug 2007 08:23:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs en sauce]]></category>
		<category><![CDATA[Flaubert]]></category>

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		<description><![CDATA[ Bouvard et Pécuchet dans le Finistère. Nos  deux héros à la retraite s&#8217;obstinent à rater ce que tout un chacun réussit. Comme il faisait un temps de grenouille, on distinguait confusément, au beau milieu du boulingrin herbu et détrempé, une centaine de robustes tuteurs qui attendaient leur pied de tomate. En contrebas, le labyrinthe de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=9&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4> <font face="Times New Roman"><strong><span style="font-size:12pt;">Bouvard et Pécuchet dans le Finistère.</span></strong></font></h4>
<h4><em><font><font><em><font face="Times New Roman"><font>Nos  deux héros à la            retraite s&#8217;obstinent à rater ce que tout un chacun réussit.</font></font></em></font></font></em></h4>
<h4><font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">Comme il faisait un temps de              grenouille, on distinguait confusément, au beau milieu du boulingrin              herbu et détrempé, une centaine de robustes tuteurs qui attendaient              leur pied de tomate.<br />
</font></span></font><font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">En contrebas, le labyrinthe de buis et              d’ifs ensauvagés dégouttait de pluie. Le jardin à la française              prenait des libertés.<br />
De temps à autre Bouvard s’approchait du              baromètre à cadran, le tapotait sèchement, et soupirait :  </font></span></font><font face="Times New Roman">             « </font><font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">Ce              n’est pas pour dire, mais nous avons du caractère.</font></span></font><font face="Times New Roman"> »</font><font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"> Et              invariablement Pécuchet approuvait :                          </font></span></font><font face="Times New Roman">             « </font><font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"> Ah,              ça ! fameuse dépression&#8230;</font></span></font><font> »<br />
</font><span id="more-9"></span><font><br />
<span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">Depuis              près de vingt jour ce petit coin de République patouillait dans la              fange. Les deux amis pantouflaient au coin d’un maigre feu de tourbe              en fumant force brûle-gueule.<br />
L’ennui les guettait. Il fallait              réagir.<br />
</font></span><font face="Times New Roman">«             — </font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">Et si nous partions aux lumas ? </font></span><font face="Times New Roman">              »<br />
</font>             <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">Comment n’y avaient-ils              pas pensé plus tôt. Cependant ils ignoraient tout de la vie et des              mœurs de l’escargot.<br />
ls lurent le bestiaire fabuleux de Clébert. Ce              fut un voyage extraordinaire.<br />
</font></span><font face="Times New Roman">« — </font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">De              toute ancienneté, l’homme s’est entiché de ces animaux à l’humeur              vagabonde. dit Bouvard d’un ton de maître d’école, déjà nos              préhistoriques les enfilaient comme des perles. Et que faisaient-ils              de ces colifichets pieusement manufacturés ?</font></span><font face="Times New Roman"> »<br />
</font>             <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"> Pécuchet fronça le              sourcil, se gratta le menton, et avoua son ignorance :  &laquo;&nbsp;Je donne ma              langue au chat.             </font></span><font face="Times New Roman">»</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"><br />
</font></span><font face="Times New Roman">             «—</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"> Et bien, ils en paraient le cou de leurs défunts.</font></span><font face="Times New Roman">»</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"><br />
</font></span><font face="Times New Roman">             «—</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">  Délicate attention.             </font></span><font face="Times New Roman">»</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"><br />
</font></span><font face="Times New Roman">             «—</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              L’attention n’est pour rien dans cet artisanat,</font></span><font face="Times New Roman">»</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              reprit Bouvard,             </font></span><font face="Times New Roman">             «</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">la              bête morte de froid dans son cercueil durant l’hiver, pointe le bout              de son nez dès le retour des hirondelles : elle ressuscite en              quelque sorte.</font></span><font face="Times New Roman">»</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"><br />
</font></span><font face="Times New Roman">             «—</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              Comme Lazare</font></span><font face="Times New Roman">»,</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">dit faiblement Pécuchet d’une voix cassée par              l’émotion.<br />
</font></span><font face="Times New Roman">             «— </font>             <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"> Exactement ! Notons au passage que le gastéropode, à l’origine du              collier, éclaircit singulièrement le soi-disant mystère de la              Résurrection.</font></span><font face="Times New Roman">»</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"><br />
</font></span><font face="Times New Roman">             «— </font>             <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              Décidément, l’homme n’est qu’un plagiaire !</font></span><font face="Times New Roman">»</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              conclut Bouvard.</font></span><font face="Times New Roman"> »</p>
<p></font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">Puis il expliqua en long, en large, et en travers le fonctionnement              de l’escargot considéré sous l’angle d’une lampe à huile .Voyant              Pécuchet s’assoupir, il lut à haute voix le passage mentionnant              l’existence de la coquille sinistrogyre. Pécuchet fut aux anges :              </font></span><font face="Times New Roman">             «</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">Te rends-tu compte? On n’en trouve qu’une de cette sorte sur près              de vingt mille qui tournent dans le bon sens ! C’est bien plus rare              qu’un fer à cheval.</font></span><font face="Times New Roman">»</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"> Il collectionnait divers porte-bonheur, à              l’exception du trèfle à quatre feuilles qui lui semblait un caprice              monstrueux de la nature.<br />
Bouvard haussa les épaules:  il ne croyait ni en Dieu ni en diable.              Cependant, intrigué  par l’enroulement obstiné de la coquille, il              voulut apprendre les lois qui le régissent. Il disparut dans la              bibliothèque  consulter un traité de géométrie. Mais il lui              manquait les notions élémentaires à qui veut saisir les subtilités              de la spirale d’Archimède. Quand il revînt au salon, il avait              résolument opté pour l’empirisme. Après quelques arcs de cercle              rudimentaires, crayonnés à main levée, il lui prit de dessiner, à la              plume, une multitude d’escargots. Ses bestiaux caracolaient dans un              décor émaillé de marguerites et de taches d’encre. </font></span><font face="Times New Roman">             «</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              Ne dirait-on pas de vigoureux bourdons ? </font></span><font face="Times New Roman">»</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">commentait-il              à chaque pâté.</font></span><font face="Times New Roman"><br />
</font>             <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"><br />
Pécuchet, qui tenait à débrouiller les arcanes du colimaçon, se              plongea  dans un dictionnaire de symboles.<br />
Il visita l’escalier              et le labyrinthe ; rencontra le dragon et les cornes ; croisa en              chemin la roue, le caducée, Mercure, et découvrit la lune. De la              lune, il gagna le soleil  </font></span><font face="Times New Roman">             — </font>             <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">             ce fut un éblouissement  </font></span><font face="Times New Roman">          —</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              et dépouilla consciencieusement le lièvre, l’œil, la chouette et, de              fil en aiguille, Caïn, Adam, la Grande Mère et la Fille du Roi .<br />
</font></span><font face="Times New Roman">P</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">arvenu              chez le Roi, il fut pris d’un doute :  </font></span><font face="Times New Roman">             «</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">Cette              fois-ci, je crois m’être tout bonnement égaré.             </font></span><font face="Times New Roman">             »</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"><br />
</font></span><font face="Times New Roman">             «             — </font>             <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">             Crois-tu ? </font></span><font face="Times New Roman">              »</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">             Bouvard graticulait laborieusement une gravure représentant              l’édification périlleuse d’une ziggourat néo-assyrienne. Il semblait              satisfait de lui, mais un peu las.<br />
Les sonneries dévotes de              l’angélus du soir résonnèrent dans le lointain. Ils regagnèrent le              plancher des vaches.<br />
</font></span><font face="Times New Roman">«</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">             </font></span><font face="Times New Roman">             — </font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">Demain, nous partons aux lumas !             </font></span><font face="Times New Roman">»</font><span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman"><br />
</font></span><font face="Times New Roman">             « — </font>             <span style="font-family:Arial;"><font face="Times New Roman">              Dès l’aube ! Sans faute !</font></span><font face="Times New Roman">»</font></font></h4>
<h4></h4>
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	</item>
		<item>
		<title>Un petit apéritif de fête.</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jul 2007 15:59:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bobin Ch.]]></category>
		<category><![CDATA[Pastiches culinaires]]></category>
		<category><![CDATA[apéritit]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Bobin]]></category>
		<category><![CDATA[parodie]]></category>
		<category><![CDATA[pastiche]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la vie on ne rigole pas tous le jours, ça non ! Et en plus il y a des gens &#8211; des amis &#8211; pour venir vous pourrir la vie ! Vous qui n&#8217;invitez pas, vous qui n&#8217;invitez jamais, il vous arrive, malgré tout, un jour, d&#8217;inviter. Dans un tiroir du bureau, la plume [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=21&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote></blockquote>
<p align="justify"><strong><em> Dans la vie on ne rigole pas tous le jours, ça non ! Et en plus il y a des gens &#8211; des amis &#8211; pour venir vous pourrir la vie !</em><br />
</strong></p>
<p align="justify"><strong>Vous qui            n&#8217;invitez pas, vous qui n&#8217;invitez jamais, il vous arrive, malgré tout,            un jour, d&#8217;inviter.</strong></p>
<p style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify">             <strong>Dans un tiroir du bureau, la plume d&#8217;oie cendrée. Dans un autre              tiroir, en dessous les              bristols blancs. Dans un autre encore, les enveloppes et les petits              timbres rouges. Pourtant l&#8217;encrier est vide.<br />
Qui n&#8217;a pas connu l&#8217;absence d&#8217;encre ne sait rien de la difficulté              d&#8217;écrire à la plume. Qui a connu cette absence a choisi de              téléphoner. Vous prenez le téléphone. Voisins et amis viendront lundi              en huit. Sans faute. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Lentement les jours s&#8217;en vont,  vous demeurez.</strong></p>
<p align="justify"><span id="more-21"></span></p>
<p align="justify"><strong>Puis, un beau jour, coup de cloche à la grille.            </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Vos invités sont là.            </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Douze, aux visages cirés comme un parquet d&#8217;isba russe.            </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Piqués aux vers pour les plus vieux.            </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Douze gris des deux sexes.</strong></p>
<p align="justify"><strong>             Oubliés les noms. Perdus les prénoms. On dirait un trou de mémoire,              mais sélectif.            </strong></p>
<p align="justify"><strong>Derrière la            grille blanche, ils ont une présence au monde qui sent la rouille.             </strong></p>
<p align="justify"><strong>Oui, c&#8217;est            cela : la rouille d&#8217;un piège à taupe sur la neige. Le temps passe.             </strong></p>
<p align="justify"><strong>Une  à            une les secondes se consument.             </strong></p>
<p align="justify"><strong>Hérétiques            sur le bûcher.</strong></p>
<p align="justify"><strong>Un autre coup de cloche. La cloche parlons-en. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             C&#8217;est une cloche de vache.</strong></p>
<p align="justify"><strong>             Elle broute, elle se promène lentement dans l&#8217;alpage pur, elle est              sans souci. Elle joue un air simple, une note claire. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Unique comme le soupir  cristallin d&#8217;un ange. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Bénédicité, steak frites, fromages. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Cloche souvenir.</strong></p>
<p align="justify"><strong>Vous qu&#8217;une mouche fait sursauter,  aviez décidé de la              décrocher la cloche. Trop tard. Avec elle entre toujours la réalité              du monde, le monde qui vous entoure. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             La réalité avec ses mains sales et sa bouche rouge sang qui dévore le              silence. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Le silence propice à la prière.</strong></p>
<p align="justify"><strong>             Coups de cloche. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Nombreux. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Allez-vous répondre. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Décidez-vous puisqu&#8217;il le faut, puisque tout le monde s&#8217;impatiente,              puisque que l&#8217;on n&#8217;a pas que ça à faire. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             A quoi cela peut vous mener. Vous allez saigner du nez à trop              tergiverser. Saigner goutte à goutte dans votre petit mouchoir              Vichy.</strong></p>
<p align="justify"><strong>Autres coups de cloches. Frénétiques. A la grille on s&#8217;impatiente :              que fait-il.</strong></p>
<p align="justify"><strong> Vous prenez la bible. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Vous étiez un poisson volant stupéfait par la clarine de la grosse              vache. Il passe un souffle d&#8217;air clair, des bulles de lumière              fraîche.</strong></p>
<p align="justify"><strong>             Vous ouvrez le livre.  </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Vous découvrez des lettres comme des chiures              de mouche. Puis, peu à peu, des mots surgissent. Petit à              petit, comme l&#8217;oiseau fait son nid, vous lisez l&#8217;histoire de               Jonas dans le ventre d&#8217;un tanninum, un gros animal de mer chez les              Hébreux, une baleine.  </strong></p>
<p align="justify"><strong> Vous allez à la fenêtre. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Des invités font de grands signes comme s&#8217;ils se noyaient. D&#8217;autres              s&#8217;accrochent aux barreaux, désespérés. D&#8217;autres enfin ont disparu.</strong></p>
<p align="justify"><strong>             Vous ouvrez la fenêtre. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Vous fermez les volets. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Vous fermez la fenêtre.</strong></p>
<p align="justify"><strong>Avec la pénombre revient la sagesse de la solitude. </strong></p>
<p align="justify"><strong>             Elle est une naissance dans la mort.</strong></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/pastiches.wordpress.com/21/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/pastiches.wordpress.com/21/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pastiches.wordpress.com/21/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pastiches.wordpress.com/21/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pastiches.wordpress.com/21/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pastiches.wordpress.com/21/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pastiches.wordpress.com/21/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pastiches.wordpress.com/21/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pastiches.wordpress.com/21/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pastiches.wordpress.com/21/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pastiches.wordpress.com/21/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pastiches.wordpress.com/21/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pastiches.wordpress.com/21/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pastiches.wordpress.com/21/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pastiches.wordpress.com/21/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pastiches.wordpress.com/21/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=21&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Le têteau de majoriasa</title>
		<link>http://pastiches.wordpress.com/2007/06/20/le-teteau-de-majoriasa/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Jun 2007 13:32:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs en sauce]]></category>
		<category><![CDATA[Florilèges]]></category>

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		<description><![CDATA[Il n&#8217;y a pas un cent septantième de bulbes de majoriasa qui héberge un animalcule.  Ceux qui parlent d&#8217;un pour quatre-vingt sont des marchands de filipules. Si vous laissiez faire, ils vous vendraient votre pentule un nonce la livre! Les éviter comme le cendiou; c&#8217;est un conseil que je donne. Je possède un têteau découvert [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=6&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-size:10pt;color:windowtext;font-family:Tahoma;"></span></strong><span style="font-size:10pt;color:windowtext;font-family:Tahoma;"></span><span style="font-size:10pt;color:windowtext;font-family:Tahoma;"></p>
<p align="justify"><span style="font-size:10pt;color:windowtext;font-family:Tahoma;">Il n&#8217;y a pas un cent septantième de bulbes de <em>majoriasa</em> qui héberge un animalcule.  Ceux qui parlent d&#8217;un pour quatre-vingt sont des marchands de filipules. </span></p>
<p></span>  <font color="#000000" face="Tahoma" size="2"></p>
<blockquote>
<p align="justify"><font color="#000000" face="Tahoma" size="2">Si vous laissiez faire, ils vous vendraient votre pentule un nonce la livre! Les éviter comme le cendiou; c&#8217;est un conseil que je donne.</font><span style="font-size:10pt;color:windowtext;font-family:Tahoma;"><br />
Je possède un têteau découvert dans un bulbe de <em>préciose </em>sauvage<em>. </em> C&#8217;est un Héréné de prime race, la peau de gueule à fasce rétrécie de sable et le touffu bouchon; la poitrine ample et le corps à proportion de la taille d&#8217;un ciron. Cependant, malgré ses qualités et son aimable caractère, il m&#8217;a beaucoup déçu. Encore heureux qu&#8217;il ne m&#8217;ait rien coûté&#8230;<em> Le rubis ne fait pas la macédoine</em> est un proverbe que j&#8217;ai, depuis, longuement médité.</span><span style="font-size:10pt;color:windowtext;font-family:Tahoma;"> </span><span style="font-size:10pt;color:windowtext;font-family:Tahoma;">Ce que ne sait pas toujours l&#8217;amateur de magie, et qui fut cause de ma déconvenue, c&#8217;est que le têteau est cinq fois moins précis qu&#8217;un paysan de vignoble dans le jet de sort et trois fois moins rapide qu&#8217;une vulgaire bergère de Marmarie. Les chiffres parlent d&#8217;eux-mêmes. </span><span style="font-size:10pt;color:windowtext;font-family:Tahoma;"> </span><span style="font-size:10pt;color:windowtext;font-family:Tahoma;">C&#8217;est un cas de réputation surfaite.</span><span style="font-size:10pt;color:windowtext;font-family:Tahoma;"><br />
</span><span style="font-size:10pt;color:windowtext;font-family:Tahoma;"><br />
</span><em><span style="font-size:10pt;color:windowtext;font-family:Tahoma;">Voyage en Bas-Pays<br />
1945<br />
</span></em><span style="font-size:10pt;font-family:Tahoma;"><font color="#000000">Henri Mifraix 1899-1946</font></span></p></blockquote>
<p></font></p>
<br /><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/categories/pastiches.wordpress.com/6/" /> <img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/tags/pastiches.wordpress.com/6/" /> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/pastiches.wordpress.com/6/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/pastiches.wordpress.com/6/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/pastiches.wordpress.com/6/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/pastiches.wordpress.com/6/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/pastiches.wordpress.com/6/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/pastiches.wordpress.com/6/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/pastiches.wordpress.com/6/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/pastiches.wordpress.com/6/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/pastiches.wordpress.com/6/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/pastiches.wordpress.com/6/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/pastiches.wordpress.com/6/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/pastiches.wordpress.com/6/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/pastiches.wordpress.com/6/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/pastiches.wordpress.com/6/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=6&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Tripes à la mode d&#8217;emploi</title>
		<link>http://pastiches.wordpress.com/2007/05/20/tripes-a-la-mode-demploi/</link>
		<comments>http://pastiches.wordpress.com/2007/05/20/tripes-a-la-mode-demploi/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 20 May 2007 10:58:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yann Seitek</dc:creator>
				<category><![CDATA[Auteurs en sauce]]></category>
		<category><![CDATA[Giono]]></category>
		<category><![CDATA[Pastiches culinaires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://pastiches.wordpress.com/2007/09/20/tripes-a-la-mode-demploi/</guid>
		<description><![CDATA[Tu vas commencer. Tout devra suivre. Bon, tu hésites. Tu vois des vers d’amadou grouillant dans le fendu oblique d’un poitrail de bœuf ; ses yeux crevés, cerclés de cuivre roux te fixent. Bon, tu entends le bruit de ta panse comme un halètement sourd de fleuve à la débâcle ; tes boyaux meuglent de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=pastiches.wordpress.com&amp;blog=1756407&amp;post=3&amp;subd=pastiches&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tu vas commencer. Tout devra suivre. </strong></p>
<blockquote>
<p class="spip" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><strong> Bon, tu hésites. Tu vois des vers d’amadou grouillant dans le fendu oblique d’un poitrail de bœuf ; ses yeux crevés, cerclés de cuivre roux te fixent. </strong></p>
<p class="spip" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><strong> Bon, tu entends le bruit de ta panse comme un halètement sourd de fleuve à la débâcle ; tes boyaux meuglent de peine, puis s’effondrent un à un sous les coups du merlin dans des craquètements secs de cigales..</strong></p>
<p class="spip" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><span id="more-3"></span><strong><br />
Et maintenant tu dis : « ça va pas couper, pour sûr, je vais vomir ! » Tu as le ventre douloureux, car tout palpite dans l’abattoir du ventre, car tout se fait dans le bouillonnement de ça.<br />
</strong></p>
<p class="spip" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><strong>               Tu gigotes un peu. Laisse.  </strong></p>
<p class="spip" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><strong> Les mouches sont en galop d’ivresse sur le caillé de pourpre. Elles dansent en grande ronde bleutée de grêle dans un bourdonné de printemps neuf ; elles se gavent de sève aux côtes du bonnet ; elles grondent, font la harpe et la gargoulette, grenaillent l’air fumant, vibrent gras ; elles s’égarent pailletées de rubis et de miel dans les barbes du maïs ; elles luisent en braises aiguisées aux orbites de la belette filant les nuits ; elles vont droit vers en bas au moussu du feuillet. </strong></p>
<p class="spip" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="justify"><strong> Dehors, juste au versant schisteux du ciel, sous son tranchant, la ville plus blanche qu’un crâne de lapin mort glisse ses toits de suie dans le collier soufré de l’orage. Une odeur de velours rouillé goutte des langues tièdes du vent. Et les éclairs de soie, sifflant noir, tordent leur tête de couleuvre.<br />
Tu résistes, ma fille, tu résistes ! Tu résistes à cause des haut-le-cœur d’enfance. laisse toi mener. Fais-toi molle. Fais-toi patte d’ours de glaise. Laisse-toi manger les tripes sans vouloir rendre à la terre ce qu’elle vient te donner. Et alors tu mangeras.</strong></p>
<blockquote>
<p class="spip" style="margin-top:0;margin-bottom:0;" align="right"><strong>               J.Giono. Le chant de la Cocotte.</strong></p>
</blockquote>
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