French Gothic

Pas de réveillon réussi sans boudin ou, pour les plus démunis, sans de généreuses saucisses.

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la brochette de boudins –
d’après Grant Wood

Faux-vrai-monsieur, pas fier dans son costume de planteur, tient sa fourche composée de  trois  brochettes et, dans un grand éclat de rire, semble dire à Fausse-vraie-madame : « Allons, ma mie, souris, ouvre ton clapet rose!  ôte ton faux camé et ton faux collier d’or, tes lunettes solaires et ta montre à  ressorts, et remise tes vers, et remballe ta prose !  Que sur la charcutaille ton regard se pose, mange au lieu de bouder, et je te prie encore de goûter au boudin, un bijou, un  trésor… Que ton régime, un peu, se détende et repose ! »
Quant à Fausse-vraie-madame, engoncée dans des atours de puritaine de Neuilly et qui est manifestement écœurée d’un tel déballage de tripes, on jurerait qu’elle grommelle entre ses dents patinée à l’ancienne : « Quand on est première dame, qu’on croule sous  les  diamants, les beaux habits, ce ne sont ni saucisses ni boudins que l’on désire… »

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