Une galipane de bernin

« Tiens, ce matin j’ai reçu par la poste…
— J’en ai l’eau à la bouche !
— Oh ! ce n’est pas du tout ce que vous croyez : c’était une brounégasse de 2 livres à grosses crouettes, la muiselle charnue, d’une longueur d’un pied embaumant le gougnot, accompagnée d’un dodu pavé de bernin, égournaillé de la veille, point troussotté à la machine, crépogneux à souhait, aussi salé qu’une doudouille fleurée de Brinon-sur-Beuvron.
— Quoi, une galipane de bernin !
— Oui, mais au poil.»

D’après Colette, extrait de A portée de main, cité dans « Les festins de Balthazar une « anthologie de la littérature gourmande » présentée par Alain Senderens, sous le titre :  » une tranche de pain bis. »

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