Vœux présidentiels

Chers compatriotes, le monde a bien changé depuis mon élection :

Jérôme Cahuzac m’a quitté,
Delphine Batho m’a quitté,
J’ai quitté Trierweller,
Yamina Benguigui m’a quitté,
Arnaud Montebourg,  Aurélie Filippetti,  et Benoît Hamon m’ont quitté,
Thomas Thévenoud m’a quitté,
Kader Arif m’a quitté,
Mais Ségolène Royal m’est revenu intacte.

Aujourd’hui, après tous ces bouleversements,  je sens frémir ici, je sens frémir là.
Oui, ça frémit dans le manche.
Je ne serais pas catholique, je crierais au miracle.

Aujourd’hui, mon gouvernement est uni et dynamique.
Ce gouvernement parle d’une seule voix sous ma baguette de chef qui orchestre
Ce gouvernement que j’ai voulu multicolore et polysexuel est brocardé en toutes circonstances. Mais ce gouvernement accomplit sa mission salvatrice et magnifique de rénovation historique structurelle.

Eh bien moi, à ce gouvernement qui est le mien, je lui rends hommage !
Oui ! À ce gouvernement de la France que j’ai voulu personnellement, je lui rends hommage.

Je rends hommage à ce levain de la pâte que je pétris.
Je rends hommage à ce bœuf blanc dans l’étable.
Je rends hommage à ce bœuf qui tire la charrue avec toute son énergie, sa foi et son dévouement.
Je rends hommage à ce bœuf qui rallume la flamme de son haleine pour y réchauffer la place de la France dans la crèche du Monde.
Eh bien, moi, à ce bœuf, à qui je rends hommage, je lui exprime ma confiance !
Et je compte sur lui pour aujourd’hui et pour demain.
Et je compte aussi sur la loyauté des ânes fidèles.
Et je compte aussi sur vous qui m’avez élu au moins pour cinq ans pour réchauffer la France de votre haleine.

Je sais ce qui s’est passé ces derniers mois.
J’ai entendu ce que vous avez voulu dire.
J’ai lu les chiffres des récents sondages.
J’ai vu ma cote en pente.
Huit Français sur dix jugeraient mon bilan négatif ?
Huit Français sur 10 jugeraient mon bilan décevant ?
Huit Français sur 10 se mettront bientôt en grève et manifesteront pour mon abdication ?
Ces Huit Français sont-ils seulement de ces vrais patriotes qui ne demandent pas à leur président ce qu’il peut faire pour eux, mais qui se demandent plutôt ce qu’ils peuvent faire pour le patronat.

J’ai compris votre impatience.
J’ai compris votre soif.
J’ai compris vos rêves.
J’ai compris votre insécurité.
J’ai compris vos envies.
J’ai compris votre faim.
J’ai compris vos craintes
J’ai compris vos désirs.
J’ai compris votre pouvoir d’achat.
J’ai compris vos espoirs.
Je vous ai compris !
Vous m’avez compris !
On s’est compris, on se comprend, on se comprendra encore et j’en prends acte.

Je vois que la seule route est celle du Grand Bond.
Je déclare qu’à partir d’aujourd’hui on bondit, mais à reculons.
Cela ne signifie pas qu’il faut régresser socialement et politiquement.
Cela signifie qu’il faut ouvrir des routes qui étaient fermés à l’innovation de la Liberté.
Cela signifie qu’il faut fermer les routes qui étaient ouvertes au corporatisme envahissant.
Alors marche arrière-toute pour mieux prendre son élan et aller de l’avant !

Je vous ai fait des promesses. Vous m’avez élu.
Eh bien aujourd’hui je vous fais celle toute particulière de transformer mes bonnes paroles en bonnes actions humanistes par une révolution socialiste pacifique de l’espoir !
Bien sûr, tout ça ne se fera pas dans les prochaines années de mon quinquennat. Mais n’est-il pas temps de commencer pour continuer ?

Ce que je veux savoir ce n’est pas si j’ai échoué, mais si vous avez su accepter cet échec. Ma plus grande victoire c’est d’admettre cet échec.
L’échec est la mère du succès.
L’échec nous ramène aux choses essentielles.
Il y a des occasions où il vaut mieux perdre que gagner.
Les défaites de la vie conduisent aux grandes victoires.
Les peuples apprennent plus d’une défaite que les rois de la victoire. Car, comme le disait Churchill: « Il n’y a qu’une réponse à la défaite, et c’est la victoire. »

Alors ne baissez pas les bras !
Ne jetez pas l’éponge après la cognée, ni la peau de l’ours avec l’eau du bain.
Nous serons plus longtemps morts que pauvres.

Que chacun d’entre vous compte sur ses propres forces pour survivre, et non plus sur l’État providence pour tirer les marrons.
Que chacun d’entre vous éradique ses propres maladies sans attendre l’assistance publique de l’hôpital qui doit fermer ses portes par un juste souci de rentabilité.
Que chacun se lave les mains pour cause de grippe et de gastro-entérite.
Que chacun invoque les merveilles de la mondialisation plutôt que les craintes irrationnelles qu’elle inspire aux frileux non compétitifs.
Que chacun accueille en lui les nouveaux concepts de « sécurité flexible » et de « révolution culturelle ».
Que chacun d’entre vous s’applique à vivre la modernité au quotidien.
Que chacun crée son emploi s’il n’en a plus.

Jamais je n’ai compris combien c’est beau, combien c’est grand, combien c’est généreux, moi, à la tête de la France !

Vive la France !
Vive Jaurès !
Vive l’Église !
Vive le Patronat !

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Le retour de Manie-tout

royal manie-tout
Ô place en or,
Je t’appelle par le glouglou des dindons,
Je t’appelle par le torchon qui brûle,
Le Calumet de la guerre est  en moi !
Je t’appelle par les fumées blanches,
Je t’appelle par le son des gourdes,
La Hache de paix est en moi !
Je t’appelle par mon vide,
J’appelle tout ce qui est moi en moi,
Venez en moi courants d’air !

Tu réponds Grand Fumiste de toutes les directions,

Veille au tirage,
Bravitude  omniprésente,

Prends-moi en pitié,
Éteins la lumière des Esprits,

Donne-moi tout !

Honoris causa

 » Alors,  pourquoi que tu veux l’être, ministre de l’enseignement ?

— Pour faire chier les enseignants, répondit Luc-Marie Auréal de Castel Honoris. Ceux qui seront au turbin dans dix ans, dans vingt ans, dans cinquante ans, dans cent ans, dans mille ans, toujours des enseignants à nemmerder.

— Eh bien ! dit Léon Blum.

— Je serai vache comme tout avec eux : 13 500 postes en moins ! Je les obligerai à faire des statistiques. Je leur ferai lécher les pieds des inspecteurs. Je leur ferai manger l’éponge du tableau noir dans la main du recteur.  Je leur  collerai des blâmes. Je les démettrai de leur fonction. Je leur enfoncerai des compas dans le fion. Des rapporteurs aussi. Je leur botterai le cul. Parce que je porterai des bottes de mousquetaire de la distribution. Des bottes essentielles pour la rentrée. Hautes comme ça (geste). Avec des grands éperons pour leur larder la chair du derche.

— Tu sais, dit Léon Blum avec calme, d’après ce que disent les journaux, c’est pas du tout dans ce sens-là que s’oriente l’éducation moderne. C’est même tout le contraire. On va vers la douceur, la compréhension, la gentillesse. N’est-ce pas, Jules Ferry, qu’on dit ça dans le journal ? »

97366148Honoris causa
titre donné pour « l’honneur ».
Se dit des diplômes conférés sans examen.  Sans compétences ?

> Zazie dans le métro – Raymond Queneau

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La claque

De fausses-vraies-mères-clientes-de-famille se sont postées dans les rayons d’un Intermarché pour réciter leur compliment au ministre de l’Éducation  et leur leçon apprise sur  » les essentiels de la rentrée » (2009), une opération de com’ mise en place par  Darcos,  prédécesseur de Luc Chatel, avec le soutien béat de la PEEP,  association de parents très  critique comme on l’imagine.

 » Connaissez-vous « les essentiels de la rentrée » ?  » demande poliment le ministre  et porte-parole du gouvernement à une vraie-fausse-cliente-mère qui lui barre le passage. Oh oui ! qu’ elle les connaît les essentiels ! Elle connaît que ça ! et les prix ? elle les regarde les prix avant d’acheter, c’est sûr !  Et si on la poussait un petit peu,  elle  déclamerait  le poème de la Cirulaire n° 2009-033 du 23-2-2009 tellement qu’elle si connait en essentiels :

« Chaque élève doit disposer, pour suivre les enseignements, de fournitures individuelles acquises à la demande de ses professeurs. Afin de répondre à la préoccupation constante des familles, notamment les moins favorisées d’entre elles, concernant la maîtrise de leur pouvoir d’achat, ainsi que pour réduire le poids du cartable, il est impératif de limiter autant que possible le nombre de fournitures demandées. Sans nuire à la qualité de l’enseignement, l’effort de simplification ainsi attendu doit contribuer à favoriser l’égalité des chances et alléger les charges qui pèsent sur les familles. »

C’est beau. Et elle va se les alléger ses charges pour la rentrée, la vraie-fausse ! Et ça doit valoir sacrément le coup une visite chez les Mousquetaires de Villeneuve-le-Roi qui soutiennent le ministre, parce que  la fausse-vraie, elle est comptable !  alors calculer, elle sait faire ! Et  comme  elle habite à plus de 70 km de Villeneuve-le-Roi  (2 heures de route aller-retour sans les embouteillages !), à Vulaines-sur-Seine (10 kilomètres de Fontainebleau !) où, entre ses courses au long cours ( la promenade, c’est ses loisirs ! ), elle est conseillère du maire de droite, mariée et mère de deux vrais enfants ! Alors oui, ça doit valoir le coup de faire ses p’tites courses à l’inter du coin, au loin,  dont elle est — en plus ! —  une des collaboratrices.

On aura aussi appris que  « Les essentiels de la rentrée », ce ne sont pas les enseignants, ce ne sont pas les enfants, ce sont les fournitures scolaires de la grande distribution et la propagande ministérielle et Umpiste.  Il était donc logique que Chatel fasse sa pré-rentrée médiatique au cul aseptisé des gondoles  et s’offre les frissons exotiques d’une descente en banlieue Sud-est, dans un commerce de l’académie de Créteil.

Une mauvaise claque et  une bonne gifle.

*

> Supercherie au supermarchéLibération

 

Le gland petit

 » Si quelqu’un essaie de me faire peur, il faudra qu’il se lève de bonne heure… Gaza, j’y retournerai ! « 

Madame Alliot-Marie

De notre correspondant : Laurent Taillade

La représentante de notre drapeau à l’étranger, ministre, a daigné honorer de sa présence un petit coin d’enfer sis en Palestine. Notre commis-voyageuse et bailleuse de fonds y promenait sa pasquinade humaniste et sa logomachie sifflante sur sa tête des plus infatuée lorsque, soudain,un accueil imprévu et coriace lui montrait combien son nouveau ministériat n’est point une sinécure.

Il y a peu, l’orfèvre du Quai d’Orsay essuyait des gifles virtuelles pour avoir préconisé — devant le troupeau bêlant des députés dont le cuir anémié suinte le cholestérol comme d’un pressoir à nouilles — l’exportation pédagogique en Tunisie , pays sous la botte d’un dictateur, du savoir-faire de nos élites porte-matraques qui savent resserrer les bandages droitiaires… Eh bien, quelques jours plus tard, notre ministre recevait en Terre promise des œufs et une chaussure lancés  pour d’autres paroles malheureuses — prononcées cette fois par un autre…

En un clin d’œil le voyage de notre gaulliste du renouveau atteint les cimes fastigiées de la cocasserie diplomatique et met en fuite l’humeur noire et l’atrabile. D’autant plus que la disparition de la cocoricocardière patentée dans une limousine, en vue de la protéger d’une éventuelle lapidation à coups de pompes, renouvelle le numéro du lapin cru albinos prestidigité dans un haut-de-forme — l’éloignement de la mère patrie démesurant la scurrilité de ce  jeu du cirque et de la fête à Neu-Neu.

On sait que, jadis, en vue de la conquête du pouvoir suprême, la polyvalente servante de l’État, en location permanente de la cinquième République riche en râteliers, avait pris comme arme parlante de son parti le chêne dont les glands sont, n’en doutons plus, les citrouilles assommantes de la fable.

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Demandez le programme !

Comment ferions-nous pour voter si nous n’avions en mains les délicieux programmes de nous futurs gouvernants ?

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Lellecteur, il montre un prospectus.

O mais, c’est qué ? c’est quesse que cé qu’cé ?

Pépère Ubu

C’est un programme de gouvernementerie perpétuelle. Permettez que je vous chante le titre : « Pour la Gaule qui réunit tous ses Attraits ; il y fait chaud l’Été, l’Hiver il y fait frais ; un Suffrage éclairé nomme le Président qui pilote tout seul le beau Char de l’État et que l’on voit ici, portraicturé en pied, à l’instant où, très nu, il va prendre son bain. »

Mémère Ubu

Fiat volontas tua !

La Conscience

Pouah du tout ! Ce soi disant programme est une escargot bien caractérisé ! Et d’ailleurs il a, de la chaussette qui file ventre à terre, l’odeur du fromage.

Pépère Ubu,  flairant le programme.

Hon ! Alors c’est un vestiaire, car le vestiaire sent le fromage. Et ce vestiaire sent vraiment fort le fromage et les culs d’illustres sportifs.

Mémère Ubu

Jarnicotonbleu ! Allez les bleus !

La Conscience, elle roule en boule le prospectus .

Merdenpot ! Vous estes d’affreux bouffres ! Je vous dis que c’est un escargot ! Son lard tremble, c’est mou comme la foi, c’est gluant comme la charité, c’est rose gencive – couleur de l’espérance !

Mémère Ubu

Tous ensemble ! Tous ensemble ! Ouais ! Ouais !

Pépère Ubu

Pissemerdre ! Madame ma Conscience, nous l’avions déjà pensé bien avant que vous ne l’eûtes dit : c’est en effet un  luma ! Mais, vilaine et plate larronesse, tu nous l’a tout bousillé notre luma ! Un luma acheté à un bouquiniste qui prenait sa retraite ! Ceci demande réparation !

La Conscience

A l’instant même !

Ils se battent fortement à coups de parapluie blindé

Lellecteur

C’qu’y a d’sûr, voyez-vous bien, c’est que ça n’est point un polyèdre.

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Les dessins de Pierre Bonnard pour l’ Alphabet du Père Ubu » sont tirés de l’Almanach illustré du Père Ubu — XXe siècle« , 1er janvier 1901, publié par Ambroise Vollard.

Voyage en Gigantie

 Merdailles, ville d’art.

Quand le président crache, tous les courtisans se mettent à cracher ;  s’il éternue, ils éternuent ; s’il tousse, ils toussent en exagérant toujours le bruit que fait Sa Hautesse.

Je ne sais quel marchand de tapis — je crois bien que c’est Tronchard, des Grands Magasins Réunis — se trouve un jour à Merdailles où le Président qui, sans doute pour avoir mangé trop mangé de fraises en provenance d’Ibérie, s’esquive souvent vers un endroit où tous les grands de ce monde et les papes ne vont qu’à pied.
A chaque visite au pas de course du Président au lieu de ses aisances, les courtisans se lèvent comme mus par un même ressort et s’éloignent vers les jardins à grands pas en simulant des caquesangues imaginaires et en se tordant comme des vers. Il est à noter que plus d’un, emporté par ses convictions, finira sa journée à l’abri d’un bosquet.

Une autre fois, le marchand de gants & chaussettes Martin Smith, de chez Smith & Smith, traversant les jardins du château de Merdailles remarque avec stupéfaction que tous les promeneurs chancellent, rient bêtement, se roulent dans les allées, s’affalent sur les pelouses, écrasent les parterres de bégonias artistiquement dessinés par le jardinier en chef.
Tant d’élus du peuple ivres, quel tableau saisissant ! Peu au fait des coutumes du pays, le jeune Anglais s’informe et apprend, non sans surprise, que pas une des ces viandes creuses en apparence saoules, et qui participent à un Congrès, n’a bu une goutte d’alcool.
Mais leur maître a vidé force bouteilles de vodka en prévision d’un nouveau voyage en Ursie, et ses serviteurs, s’inclinant devant son panache souverain, simulent une respectueuse ivresse en se donnant pour plus  » royalistes que le roi ». La plupart de ces faux ivrognes étaient, les malheureux, à jeun — ou peu s’en faut.

Une autre fois encore, apprenant que le Président a eu  » des vapeurs  » au sortir d’une séance endiablée de « petits chevaux », on voit dans les heures qui suivent ses ministres et des parlementaires de son clan allongés à terre, râlant épouvantablement où lâchant des « pschit » à la manière des vieilles locomotives, suivant en cela l’idée qu’ils se font d’un « tomber présidentiel dans les pommes » et d’une machine à vapeur.

Pour ses vacances, le président a choisi un programme estival : vélo-pizza.

Voyage en Gigantie
J-C Fulbert du Monteil

Chez le merdoutier du faubourg

Enrichir son vocabulaire
grâce à la méthode à Cinq-cent-mille

« Chez le merdoutier du Faubourg »

La Trilliardaire. Bonjour monsieur le marchand.

Le Merdoutier. Mes respects votre carne.

La Trilliardaire. Mon âme de chrétienne assoiffée est en quête de la Vérité et de la Paix intérieure.  Mais comme tout ceci n’a pas de prix, je me suis dit que j’allais m’offrir un bijou parce que je le vaux bien. Quelque chose de discret cependant.

Le Merdoutier. Votre carne a eu une excellente idée…

Comme l’heure du régime Vichy Sainte-Auréole sonne au clocher de la cathédrale, le marchand propose une  tasse d’eau tiède et sa biscotte bio sans sel bio. Une fois  achevée la sustentation de cette légère collation, les négociations reprennent avec une ardeur policée et urbaine.

La Trilliardaire. Qu’avez-vous à me proposer ? rote la vieille d’une bouche en cul-de-poule tartinée d’un vert fiente d’oie.

Le Merdoutier. J’ai ici une rivière de bouses 25 carats aux doux reflets de garde-robe qui masquerait vos fanons… fit l’homme de l’art  bavant de la gueule et se tripotant les parties molles.

La Trilliardaire. Superbe, en effet … ça ressemble furieusement à des crottins montés en immondices !

Le Merdoutier. Sans vouloir me vanter je crois que ça vous irait comme un gant : admirez-moi  ces nuances de méconium…

La Trilliardaire. Effectivement…. C’est  moins soirée mondaine que les fèces, mais plus pique nique  que la poudrette… Et quels yeux de la tête nous coûtera cette peau du cul ?

Le Merdoutier. 500 000 colombins, votre gracieuse pêche.

La Trilliardaire. Oh ! mon bon,  c’est bien  riche la grosse commission, je trouve !

Le Merdoutier. Certes, c’est riche mais sans faire trop riche votre momie. Et avec un tel effet mouscaille vous aller débourrer plus haut que le cul dans la soie ! Que j’aie le trou  sur l’heure ! de balle  croix de fer  ! bouché si je mens !

La Trilliardaire. Je ne dis pas… c’est vrai qu’avec sur mon ensemble Marie-Mouise ,   mon chapeau dèrche bronze-coulé et mes escarpins panade en chiures ça aura un effet rebut des plus originaux … Je crois que je vais me laisser tenter. On n’a qu’une vie  après tout !